1945
Naissance d’Alex Berdal
Alex Berdal nait à Perpignan, ville-refuge de ses parents, républicains de la guerre d’Espagne. Son enfance est marquée par l’activité intellectuelle et politique intense de son père Thomas. Face à la vocation précoce d’Alex pour la peinture, Thomas l’introduit auprès de professionnels plasticiens de la communauté catalane. Ses jeudis d’enfant sont sérieux : peinture à l’huile en atelier. Alex est le centre de la famille, adulé par son père et sa mère Pilar, effaçant sa sœur Lida pourtant femme exemplaire dans le domaine de la médecine.
1964
École des Beaux-Arts de Paris
Hésitant entre cursus médical et peinture, Alex Berdal opte pour les Beaux-Arts. Ce déjà-professionnel de 19 ans passe brillamment les concours de peinture de l’école, ce qui lui permet de payer son matériel (4 toiles recouvertes 10 fois). Il dévore les unités d’enseignement en histoire de l’Art, construisant une pensée sur la représentation, riche de toutes les cultures. Paradoxe pour son talent en sculpture, il en rate l’unité de valeur en première année. Il saisit alors l’opportunité d’une césure d’un an : le compagnonnage sur la fresque du théâtre de la Courneuve auprès de Mentor.
De retour aux Beaux-Arts, Alex Berdal se cherche sur un mode schizophrénique, d’un post-cubisme intime au « classicisme » affiché dans l’atelier Chapelain-Midi, dont il devient le massier. Il incarne ainsi la figuration au prix de Rome, véritable acte antirévolutionnaire en 1968. Ceci vaut à ce premier logiste (premier à l’esquisse) de n’avoir qu’un second prix de Rome, ex-æquo avec un peintre non figuratif.
1970
L’Espagne retrouvée
L’Espagne était pour Alex Berdal un mythe où il ne retournerait jamais, son premier souvenir géographique – mur de pierres sèches, lumière dorée, épaules et sourire bienveillant de son grand-père. Son pays d’origine l’accueille enfin, pensionnaire de la Casa Velázquez à Madrid.
L’Espagne lui donne sa première femme – une peintre talentueuse Josefina Ingles, le goût des corridas, des tapas, du marché du Rastro de Madrid et le ténébrisme de ses peintures des années 1970. A l’envi, il décline dessins à l’enlever, peintures de nature morte clair-obscur, nus ronds, paysages Méditerrannéens. Tout simplement, c’est un jeune artiste accompli et heureux.
1972
Un début de carrière sur Paris
Depuis la Casa Velázquez, Alex Berdal peut peindre en professionnel : contrat avec le Japon, accueil à la Cité des artistes dès son retour puis atelier de la Ville de Paris, un duplex perché en face du Sacré-Cœur (rue de Tanger 19ème arrondissement de Paris). Son beau-frère Ramon Ingles est à la tête d’une entreprise florissante de faïences à Betera en Espagne. Alex y séjourne régulièrement et s’y essaye à la sculpture sur kaolin (sculptures post-cubistes dont, l’Arlequine).
Son fils Pablo né en 1974 demeure aux côtés de sa mère sur Betera. Les tempéraments impétueux d’Alex et de Fina auront rapidement raison de leur mariage. Son marchand en exclusivité Paul Sonnenberg accompagne sa reconnaissance nationale et internationale et lui apporte une sécurité financière qui l’apaise.
1980
La maturité en peinture
Alex Berdal accède à un succès d’estime sans se soucier de sa renommée. Porté par le climat artistique favorable et un environnement professionnel et personnel heureux, il crée de nombreuses œuvres peintes, se produit dans les salons, les expositions. Parallèlement, il développe ses activités de sculpteur, conduites en dilettante et sans objectif de vente très tôt après les Beaux-Arts.
Il a quelques difficultés avec les galeristes et les marchands. Il lui suffit d’être en mesure de poursuivre sa quête artistique et intellectuelle. Reconnaissance, honneurs et visibilité le laissent indifférent. Ou plutôt, ce timide redoute le relationnel nécessaire. Alex Berdal a une personnalité douloureuse, forgée par la dangerosité et la précarité vécues par sa famille en exil politique.
1990
L’hybridation des thèmes de la peinture à la sculpture
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2000
La création sculpturale débridée
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2010
Les dernières années
Parallèlement à sa carrière de plasticien et tout au long de sa vie, Alex Berdal aura mené une ascèse personnelle. Sa recherche, menée avec constance et intensité, le conduisit progressivement vers une vie plus retirée, de quasi-ermite, consacrée entièrement à sa pratique de la sculpture et à sa pensée artistique.
En fin de vie, il enragera de ne pouvoir donner corps au puits sans fin de son imagination créative. Sa justesse d’analyse et sa richesse culturelle de la préhistoire à nos jours, ses dires de sa voix cassée et hésitante et les fondements de son œuvre sont difficilement retraçables. Elles prennent forme dans un effort partagé de mémoire qui nous donne à connaitre cet « artiste-chercheur mathématicien » aux dires de son ami, Pascal Payen-Appenzeller.