Regard croisé

Féminité

Berdal vu par
Robert Weill

Pulpite

Il n’y a qu’un seul homme dans cette œuvre toute entière consacrée à la féminité, sensuelle, généreuse, féconde, intarissable source des voluptés.

Et lui est douleur, visage et corps tordus, mâchoire crispée, rictus de terreur et de souffrance – bantise, ou hommage à la compagne qui guérit. Et pourtant dans ce livre, tout, à part cette douleur, tout chante l’amour charnel, la femme, les fruits même sont autant de femelles, phantasmes où tout est attendu, désiré, espéré d’elles où nous imaginons tout en elles, où la générosité de leur corps. leurs reliefs nous appellent et nous font vibrer.

Fantasmes éternels, puisque de la Vénus de la préhistoire jusqu’à Berdal, la recherche, l’imaginaire de l’amour et de la volupté ont sculpté les mêmes formes, à pleines mains, pour faire vivre et aimer.

Idole
Maya – face
Empreinte – face
Gros cul – face

Alex, si vos poèmes sont dans le bronze, François Villon a chanté la même femme, révélant ainsi la pérennité de nos rêves :

Ces gentes épaules menues,
Ces bras longs et ces mains traitisses,
Petits tétins, hanches charnues,
Elevées, propres, faitisses
A tenir amoureuses lices ;
Ces larges reins, ce sadinet
Assis sur grosses fermes cuisses
Dedans son petit jardinet.

Le Testament

Robert Weill, Odontologiste, Professeur des Universités, Doyen honoraire de la Faculté de Chirurgie Dentaire de l’Université de Paris V, Vice-Président de l’Académie Nationale de Chirurgie Dentaire.

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