Le baroque est certainement à la sculpture ce qu’est le rêve à la réalité : la fantaisie, la poésie y mènent joyeuse fête, glanant ici l’humour et là tout un pan d’imagination.
Ils sont quelques uns, en ce siècle qui engendre la morosité, à proposer des formes, des motifs, des compositions en bronze qui forcent le sourire à naître sur les lèvres les plus désabusées, qui imposent leur vision par la perfection de leur technique.
Alex Berdal est tout entier contenu dans les volumes ronds (les corps féminins lovés sur eux‑mêmes) et anguleux (les cafetières, tasses et cuillers) auxquels il donne vie et beauté. Curieusement il a trouvé, dans la sculpture baroque, la dimension spatiale complémentaire d’une peinture dont les sujets traités soulignent la remarquable unité thématique.
Océane
Puzzle
Eve
Ainsi Berdal parvient-il, sous nos yeux incrédules, à faire la synthèse d’une pensée créative, en apparence capricieuse, en fait rigoureuse, alors qu’on a l’impression d’évoluer dans un monde irréel et séduisant, souvent en apesanteur, à l’image de ces fruits ouverts, offerts, promesse de plus secrètes architectures…
Bertrand Duplessis, critique d’art, auteur d’une quinzaine de monographies sur des peintres contemporains, couronné à trois reprises par l’Académie Nationale des Beaux-Arts, tient la rubrique des arts dans l’Information Dentaire, Connaissance des Hommes et Nice-Matin.